Les FPR (Filtres Plantés de Roseaux) se sont multipliés au cours des années 90. Divers techniques ont été et seront encore élaborées à l’avenir. Rapide coup d’œil pour vous expliquer ces différentes techniques pour traiter les eaux usées de manières Bio.
Les différents types de FPR
Les filtres plantés à écoulement vertical et à deux étages de traitement : Ils sont considérés comme les plus performants du point de vue de la réduction de la concentration d’azote et de phosphore lors du traitement des eaux usées. Des bactéries épuratoires fixées sur les roseaux (le plus souvent au niveau de leur racine) épurent l’eau. Il faut bien comprendre que les roseaux ont peu d’effets concernant l’épuration de l’eau mais ils servent de support aux bactéries épuratoires et empêchent un colmatage du filtre tout en laissant filtrer l’eau.
Les filtres à sable à écoulement vertical à un seul étage de traitement : Il est moins élaboré et moins couteux. Il est idéal pour les petites communes qui n’ont pas de gros besoins en termes d’épuration des eaux usées. Là aussi sont implantées des bactéries épuratoires, fixées aux roseaux plantés sur du sable. Ce dernier est connu pour ses vertus filtrantes. D’autres améliorations ont été identifiées (Système de recirculation des eaux à travers le filtre, l’introduction d’une couche saturée par matériaux drainants dans le filtre, etc.)
Lits de séchage plantés de roseaux (LSPR) : Environ 500 stations d’épuration en sont équipées. Le but est de traiter les boues rejetées par les stations d’épurations. On les déshydrate grâce au drainage à travers plusieurs couches de matériaux drainants (sables, graviers). La boue déshydratée continue d’être traitée naturellement grâce à l’évapotranspiration. Généralement le percolat liquide récupéré en dessous des couches destinées au drainage est renvoyé en station pour traitement.
Zone de rejet végétalisée : On retrouve ce procédé dans environ 560 stations. Cette technique n’a pas pour but de traiter l’eau traitée en amont, ou qui sera traitée en aval. L’objectif est de protéger le milieu récepteur en réduisant les impacts possibles du rejet de l’eau sur ce milieu. Ce sont donc des zones de transition où seront améliorées la qualité du rejet, grâce à la dégradation biologique des polluants et l’exportation des nutriments par les végétaux. Elles permettent aussi la création de milieux humides favorables à l’accueil de la biodiversité (diversité naturelle des organismes vivants). Elles servent parfois à temporiser les volumes de rejet.
Étant donné que les FPR sont récents, leurs performances dans diverses situations sont encore à l’étude. Ils sont amenés à encore se développer et d’autres techniques plus performantes verront sans doute le jour dans les années à venir.


